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Ouverture à l’Université de Ouagadougou d’un nouveau DIU de gestion des approvisionnements pharmaceutiques, en partenariat avec sanofi-aventis et son programme Impact Malaria

Sanofi-aventis, depuis longtemps acteur de la lutte contre la contrefaçon et impliqué dans le renforcement des capacités de santé publique en Afrique, a choisi de s’engager à travers son initiative Impact Malaria comme partenaire technique et financier du Diplôme Inter-Universitaire (DIU) de gestion des approvisionnements pharmaceutiques dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme en Afrique sub-saharienne.

La première session du DIU s’est déroulée du 7 février au 5 mars 2011 à l’Université de Ouagadougou, en collaboration avec l’Université d’Auvergne et l’Université de Lyon. Elle a accueilli 40 étudiants, provenant de 14 pays différents.
A cette occasion, sanofi-aventis a notamment participé à l’élaboration et l’animation du volet pédagogique « Propriété intellectuelle, accès au médicament et lutte contre la contrefaçon ».

Retrouvons ici quelques témoignages des principaux acteurs de ce partenariat.

 

Pr. Jean-Baptiste Nikiema, UFR-SDS, Université de Ouagadougou

Pourquoi créer maintenant un DIU de gestion des approvisionnements pharmaceutiques ?

L’approvisionnement pharmaceutique est un volet essentiel de l’accès au soin et plus particulièrement en Afrique, qui est confrontée aux problèmes liés au VIH, à la tuberculose et au paludisme. Nous avons notamment constaté des faiblesses en matière de gestion des cycles d’approvisionnement. C’est pour cette raison que nous avons préféré, plutôt que de faire des formations dispersées et peu valorisantes pour les praticiens, créer maintenant une formation de haut niveau et qui permet aussi aux praticiens de capitaliser en matière de diplômes universitaires.

Quel est le profil des candidats ?

Ce sont surtout des pharmaciens qui travaillent dans le cycle des approvisionnements. Ils sont de trois principales provenances :

  • Les centrales d’achat nationales, où ils s’occupent de l’approvisionnement et de la qualité des médicaments essentiels qu’ils importent ou qu’ils acquièrent au profit du traitement de ces trois maladies prioritaires.
  • Les formations sanitaires pour la dispensation
  • Les structures ou autorités de réglementation du circuit de distribution du médicament

Parlez-nous un peu des formateurs

Ce sont :

  • Des experts qui ont l’habitude de gérer le cycle des approvisionnements et qui proviennent des institutions internationales telles que l’Unicef, l’OMS et le Réseau Africain des Formations sur le VIH/Sida (RAF-VIH)
  • Des universitaires de l’Université de Ouagadougou ou d’autres pays d’Afrique, ou encore d’Europe

Parmi eux on trouve des médecins qui ont l’habitude de prescrire les médicaments concernés et de suivre les patients, mais aussi des pharmaciens impliqués dans le cycle des approvisionnements.

En associant un expert de sanofi-aventis, qu’attendez-vous de ce partenariat ?

Nous attendons une formation de pointe sur la lutte contre la contrefaçon : il y a plusieurs approches possibles de la lutte contre la contrefaçon mais on ne peut pas exclure totalement les laboratoires pharmaceutiques. Ce sont eux qui conçoivent les produits donc ils ont, en collaboration avec les autorités de réglementation, les moyens d’identifier les médicaments contrefaits qui sont sur le marché. Nous avons choisi d’associer sanofi-aventis parce que nous savons qu’ils ont développé un programme de lutte contre la contrefaçon et qu’ils sont très actifs dans ce sens, parce qu’avec la contrefaçon on tue la santé publique.

 

Dr François Desbrandes
Directeur opérationnel adjoint Accès au Médicament, sanofi-aventis

Aujourd’hui, quel est l’objectif de la présence de sanofi-aventis au DIU ?

Depuis près de 10 ans, les financements internationaux se sont considérablement accrus pour lutter contre le VIH, la tuberculose et le paludisme dans le monde. Aujourd’hui, l’enjeu majeur des programmes passe par un approvisionnement fiable et constant en médicaments accessibles de qualité.
Depuis de nombreuses années, sanofi-aventis agit aux côtés de ses partenaires pour encourager l’accessibilité des médicaments de qualité, lutter contre la malfaçon et les médicaments sous-standard et renforcer les capacités des professionnels du secteur.

En quoi consistent concrètement ces actions, quel est leur but et quels sont les résultats observés ?

La contrefaçon de médicaments est un fléau mondial orchestré par les réseaux criminels mafieux. Elle apparait plus encore intolérable quand elle cible des populations vulnérables et démunies.
Outre la mise à disposition de médicaments accessibles, sûrs et efficaces, l’engagement de sanofi-aventis porte sur la lutte contre la malfaçon et les médicaments sous-standard, notamment au travers d’initiatives et de partenariats tels que le Laboratoire Central Anti-Contrefaçon de Tours ou encore l’Institut International contre la Contrefaçon des Médicaments de Massy (France). C’est ce dernier qui, avec Wilfrid Rogé, intervient aujourd’hui dans le cursus du DIU de Ouagadougou pour à la fois expliquer, sensibiliser et proposer des solutions et des outils contre ces pratiques criminelles.

 

Wilfrid Rogé
Responsable cellule anti contrefaçon, sanofi-aventis

Quelle est l’ampleur de la contrefaçon de médicaments en Afrique ?

Il n’existe aujourd’hui que des estimations : on parle de 5 à 10% pour l’OMS au niveau mondial, jusqu’à 30% en Afrique. Au-delà des chiffres, qui ne sont pas forcément intéressants, ce qu’il faut savoir est que lorsqu’on achète un médicament, surtout en dehors d’une pharmacie, il peut y avoir un risque pour la santé.

Pourquoi un institut de formation ?

La réglementation n’est pas toujours mise en application. Il faut donner aux professionnels la possibilité de savoir comment reconnaître un faux médicament, comment faire une saisie, comment remonter les filières, etc. Pour cela il faut une formation.

 

Témoignages des étudiants

“Ce fut un grand plaisir d’avoir pu participer à ce DIU et de l’avoir validé. C’est l’occasion de vous remercier sincèrement pour le soutien moral et financier que vous nous avez apporté. Je mettrai tout en œuvre et ne ménagerai aucun effort pour appliquer tous ces acquis dans mon travail quotidien, cela afin de garantir des médicaments de qualité pour nos populations.”

“Nous nous engageons et vous promettons de capitaliser et mettre à profit tous les acquis de cette formation pour l’amélioration de nos interventions et une meilleure prise en charge des malades.”

“Le DIU nous a apporté beaucoup de connaissances supplémentaires et pratiques très utiles pour notre travail quotidien, surtout au niveau des centrales d’achat. Cette première session a été pour nous une réelle satisfaction et nous espérons que sanofi-aventis sera encore présent aux côtés des organisateurs et des étudiants pour les années à venir !”

Médicament contrefait ou sous-standard ?

Un médicament contrefait est un produit qui a été délibérément et frauduleusement étiqueté pour tromper sur son identité et/ou sur son origine. La contrefaçon peut concerner les produits de marque déposée comme les médicaments génériques. On trouve parmi les contrefaçons des produits avec les principes actifs corrects, erronés, sans principes actifs, à des doses trop faibles ou trop fortes, ou sous des conditionnements falsifiés.

Un médicament sous-standard (on parle aussi de produit OOS – hors spécifications) est un vrai médicament, sortant d’une usine de production autorisée par l’Autorité Nationale de Réglementation des Médicaments (ANRM), mais qui n’est pas conforme aux spécifications qualitatives des normes nationales.

Normalement, tout médicament sortant d’une usine de production doit être conforme aux normes et spécifications qualitatives. Ces dernières sont revues et évaluées par l’ANRM avant autorisation de commercialisation du produit.

Source : Site de l’OMS (anglophone) : Counterfeit medicines – Frequently asked questions. http://www.who.int/medicines/services/counterfeit/faqs/en/ (consulté en avril 2011)

Encarts :